Les PN un sujet de controverse
Publié le 12 Novembre 2012
Alain Wacheux, Vice-Président du Conseil Régional chargé des transports, évoque souvent une étude, que personne n’a vue, et qui pointe du doigt le nombre de passages à niveau sur la ligne entre Bruay et Bully.
17 passages à niveau y seraient recensés. Il ne faut pas appréhender le problème des PN d'une façon aussi péremptoire. Pour évaluer la nuisance ou la dangerosité des passages à niveau, il faut tenir compte d’un certain nombre de paramètres, en voici deux : quelle est l'importance du trafic routier, combien de trains passent quotidiennement sur la voie ?
Sur la ligne ferroviaire Arras-Dunkerque, entre les gares de Lillers et Hazebrouck, distantes de vingt kilomètres, il y a 24 passages à niveau. Il en existe 17 pour environ 16 km de voie entre Bruay et Bully. Si nous faisons le rapport, les deux lignes sont quasiment identiques en ce qui concerne l'implantation des PN. La ligne que nous défendons semble être donc dans la moyenne. Pour le reste, l'installation d'un passage à niveau n'est pas un problème sur le plan technique.
Il nous est difficile de quantifier le nombre de véhicules qui franchirait journellement les PN sur ces deux tronçons de ligne. Nous pouvons cependant faire une comparaison sur le trafic ferroviaire. Sur la ligne Arras-Dunkerque, une centaine de trains y passent tous les jours : TER, TGV, trains de fret, certains trains circulent à 160 km/h (120km/h entre Lillers et Hazebrouck). Les fermetures de barrières seraient quatre fois plus nombreuses que sur le tronçon en voie unique Bruay-Bully, car le passage des trains y sera modéré et la vitesse des circulations devrait être limité à 100 Km/h.
Le seul lieu où un PN pourrait poser problème dans le cas d'une réouverture de la ligne Bruay-Bully, se situe sur la RD 937 à Sains en Gohelle, la construction d'un ouvrage d'art serait nécessaire à cet endroit.
Est-ce qu'une étude sérieuse a été réalisée sur la réouverture de la ligne Bruay et Bully ? Nous pouvons vraiment en douter.
